Hommage au monde Arabo-Musulman et son apport Civilisationnel !

Publié le par Kader

Quelle fierté de savoir que la civilisation islamique n'a pas fait que transmettre les philosophes grecs à l’occident, mais les arabes ont commenté et rendu compréhensible ces philosophes à l'occident. La civilisation islamique a mastiqué le travail et façonner la pensée et compréhension de l'occident, elle ne fut pas seulement qu'un pont mais un véritable moteur pour le progrès occidental. Le monde arabo musulman à été le conservateur et le précurseur des connaissances littéraires. Scientifiques des civilisations antérieurs.

Contrairement aux idées assez répandues, les grandes étapes de la conquête arabo-musulmane n'ont pas eu pour effet d'imposer systématiquement une culture et une religion aux populations, ordinairement majoritaires en nombre.

Partout où ils maintiennent leur autorité, les Arabes se présentent en libérateurs, en messagers d’une ère nouvelle de tolérance et de justice. C’est bien ce qui distingue les conquêtes musulmanes : le traitement de tolérance réservé aux populations libérés. Ils ne sont pas contentés de répandre leur religion, ils ont apporté une langue, une culture, un savoir-vivre et un savoir-faire. Leur influence a laissé des traces auprès de ces peuplades

Il n’y pas eu de persécutions, pas de conversions forcées. Ni tribunal religieux d'exception chargé de poursuivre les hérétiques, ni des exécutions publiques de condamnés pouvant donner lieu à d'horribles spectacles de torture (comme en Espagne où on compte 62 000 hérétiques brûlés vifs !!!).

Mais des conversions libres et choisies qui seront cependant assez nombreuses. Aussi là où réside le génie de la civilisation arabo-musulmane, c’est dans le souci permanent de ne pas bouleverser les structures existantes que la conquête arabe apporta les éléments d'un nouvel enthousiasme pour le savoir et ceci grâce à :

Une religion qui glorifie la connaissance !

Un Livre Saint qui énonce que l'encre des savants est plus précieuse que le sang des martyrs !

Un pouvoir fortement centralisé au sein d’une Califat !

Une langue que se forge et qui s'impose comme un instrument du savoir et de la science. !

Contrairement le monde occidental manifesta une réserve, voire une hostilité, envers le savoir étranger. L’Église avait alors pris le relais et se chargeait d’élaborer l’introduction d’éléments bibliques qui fabriquaient l’image du monde et des humains (considération ethniques et sociales) dans l’esprit des chrétiens tout en interdisant les philosophies grecques. et aujourd’hui encore on entend cette fausse idée que les Arabes n'ont fait que transmettre le savoir grec et n'ont rien innové, alors pendant de longues siècles le monde occidental n’a pu ni acquérir ni transmettre le savoir en question, mais plongé dans un obscurément état d’esprit.!

Quelle mauvaise foi !

Quand on sait que les travaux de St Thomas d'Aquin visant à introduire l’héritage d’Aristote dans la pensée chrétienne, furent condamnés par l’Eglise.

Quand on sait que St Thomas d'Aquin s'est inspiré du platonisme qui a fondé une certaine théologie chrétienne. Les Pères de l'Eglise n'apprécient pas le platonisme de façon unanime. Ils condamnent radicalement toute la philosophie grecque et, tout particulièrement, la prétention d’adorer Dieu par la philosophie

Quand on sait que par les invasions barbares, c’est l’Eglise catholique qui va assurer l’héritage de la Rome antique, et par la suite les rois et empereurs chrétiens d’occident seront sous la dépendance du pouvoir spirituel, pendant le premier millénaire et encore par la suite (la chrétienté médiévale).

Quand on sait que tous les écrits grecs ont été rejetés par l’église, cela représentait une survivance des religions païennes, Tous travaux sur ces œuvres pouvait conduire au bûcher pour y être brûlé vif, ce qui constituait un spectacle extrêmement cruel sur la place publique, mais qui plaisait. Il y eu dans toute l'Europe des centaines de milliers de bûchers au cours de 14 siècles d'intolérance religieuse. Pour les inquisiteurs qui ont jugé Galilée, toute connaissance est soumise à la vision du monde présentée par les récits bibliques.

Donc on peut noter que le pauvre Galilée a été jugé véhémentement suspect d’hérésie pour avoir présenté une thèse contraire aux écritures bibliques, contrairement à Giordano Bruno, condamné à être brûlé vif par l'Inquisition, d'après ses écrits jugés blasphématoires (où il proclame en outre que Jésus-Christ n'est pas Dieu mais un simple «mage habile», que le Saint-Esprit est l'âme de ce monde, que Satan sera finalement sauvé

Le 17 février 1600, il est mis nu, la langue entravée par un mors de bois l'empêchant de parler et de crier, et livré aux flammes sur le Campo de' Fiori, devant la foule des pèlerins venus pour le Jubilé.

Quand on sait que l’église c’est tout d’abord une institution dont la puissance est concrétisée par l’État du Vatican à Rome. Cet État est un des plus petits États du monde, mais il est aussi l’un des plus influents du monde, mais aussi l’un des plus riches. Le Vatican est dirigé comme un État, avec des religieux qui ont des prérogatives politiques comme tous les chefs d’États. Beaucoup d’États se tournent à un moment ou à un autre vers le Vatican pour recevoir son avis et il n’est pas rare de voir des chefs d’États se présenter à Rome pour un entretien avec le pape.

Quand on sait que l’occident a tout simplement a volé les sciences après la défaite des musulmans, ont effacé les noms des auteurs et se sont attribués ces sciences, ces découvertes et ces inventions à eux-mêmes,

Un chercheur avait déclaré : «c’est le plus grand vol dans l’histoire de la science ».

Quant on sait que la langue arabe devient la langue de la culture. Les savants forgèrent un nouveau vocabulaire philosophique et scientifique. C’est d’ailleurs pourquoi dans l’histoire de la culture la langue fut le principal vecteur.

Quand on sait que Ibn khaldoun est le père de la sociologie et de la science historique, Algèbre d’ Al Khawarizmy, la trigonométrie d’ Al Barani, et de Hassan Marrakchi, ou encore .Al Razi pour la création d’hôpitaux, Ibn Sina, Ibn Rochd, Ibn Al-Nafis dans la découverte de la circulation sanguine.

Quant on sait que Al Razi a introduit le contrôle scientifique et l’observation clinique dans le domaine de la médecine et a rejeté plusieurs théories médicales de Galien non vérifiées par l’expérimentation.

Les plus anciennes expériences médicales connues ont été effectuées par Al Razi pour trouver l’endroit le plus hygiénique pour construire un hôpital. Il a accroché des morceaux de viande dans toute la ville de Bagdad au xe siècle et répertorié l’endroit où la viande se décomposait le moins vite et c'est là qu’il a construit l'hôpital.

Dans Doutes sur Galien, Al Razi a également été le premier à prouver à partir des données de l'expérimentation que la théorie des humeurs de Galien et la théorie des quatre éléments d’Aristote étaient toutes les deux fausses. Il a également introduit l'analyse d'urines et l’examen des selles.

Quant on sait que les médecins musulmans utilisèrent la méthode scientifique dans l’expérimentation, la recherche médicale la médecine fondée sur les faits, les essais cliniques , la dissection, l’expérimentation animale , l’expérimentation humaine et l’examen post-mortem (autopsie) par les médecins musulmans, tandis que les hôpitaux du monde islamique inventaient les premiers essais thérapeutiques, veillaient à la pureté des médicaments, et pratiquaient l’évaluation des compétences des médecins

Quant on sait que l'un des premiers médecins connus pour avoir réalisé une dissection sur l'homme et un examen post-mortem du corps (autopsie) pour des expériences médicales était Ibn Zuhr qui a introduit la méthode expérimentale en chirurgie.

Quant on sait que les médecins de Salah Eddine al-Shayzari et Ibn Jumay ont été également parmi les premiers à entreprendre la dissection du corps humain et ils ont appelé explicitement d'autres médecins à en faire autant.

Au cours d'une famine en Égypte en 1200, Abd-al-Latîf a observé et examiné un grand nombre de squelettes et il a découvert que Galien avait formulé des conclusions erronées sur l’anatomie de l'os du maxillaire inférieur et du sacrum.

Quant on sait que le médecin arabe Ibn al-Lubudi (1210-1267), originaire également de Damas qui a écrit le Recueil des discussions à propos de cinquante questions d’ordre psychologique et médical, dans lequel il rejette la théorie de quatre humeurs défendue par Galien et Hippocrate, a découvert que la préservation du corps dépend exclusivement du sang et rejeté l'idée de Galien selon laquelle les femmes peuvent produire la semence et a également découvert que la pulsation des artères n’est pas tributaire des battements du cœur, que le cœur est le premier organe à se former dans l’organisme du fœtus (et non le cerveau comme le pensait Hippocrate) et que les os formant le crâne peuvent former des tumeurs. Dans les cas de fièvre élevée, il conseille également à un patient de ne pas sortir de l'hôpital.

Quant on sait que les médecins musulmans ont tous eus des attitude généralement favorable envers les lépreux (qui sont souvent considérés sous un jour négatif dans d'autres sociétés antiques et médiévales)

Comportement qui se conforme aux recommandations du Prophète Mohamed (SAWS)

« Il n'y a pas de faute à être aveugle, il n'y a pas de faute à être boiteux et il n'y a pas de faute à être malade. »

Quant on sait que Les dentistes musulmans ont été des pionniers en odontologie, notamment en chirurgie dentaire et odontologie conservatrice. Le premier texte médical décrivant la chirurgie dentaire en détail est le Al-Tasrîf d’Abulcasis. Il a préconisé des méthodes détaillées pour assurer le succès de la réimplantation des dents arrachées.

Quand on sait également que plusieurs textes de la philosophie antique ont été traduits par les Arabes. Ceux-ci ont été intéressés par des philosophes grecs, que cela soit Aristote, Platon ou d’autres moins connus. Mais Aristote reste le philosophe qui a le plus intéressé les Savants Musulmans.

Quand on sait que l’islam est une religion qui confère, dès le départ, un rang et un statut élevés au-delà du la simplicité du culte, de la foi, au savoir et aux savants, consacrant ainsi la nature sacrée de la connaissance ou ‘ilm (mot qui signifie « science » dans son sens le plus universel).

Quand on sait que les sources de la foi islamique, Coran et hadīth, comportent de nombreuses invocations en faveur de la recherche du savoir en général et de la science en particulier. De nombreux passages coraniques incitent clairement à rechercher et à cultiver la connaissance y compris celle de la nature pour y trouver des preuves tangibles en faveur de la foi :

« Sont-ils égaux ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ? » (Sourate 39 ; 9)

« Nous avons créé toute chose avec mesure. » (Sourate 54 ; 49)

« … certes, nous exposons les signes pour ceux qui savent. » (Sourate 6 ; 97)

« Ces exemples sont cités aux gens ; ne les comprennent cependant que ceux qui savent. » (Sourate 29 ; 43)

« Certes, dans la création des cieux et de la terre, et dans l’alternance de la nuit et du jour, il y a vraiment des signes pour les doués d’intelligence… » (Sourate 3 ; 190)

« Demandez donc aux gens qui se rappellent, si vous ne savez pas (Sourate 16 ; 473)

« … Dieu élèvera en grade ceux d’entre vous qui auront cru et ceux qui auront reçu le savoir… » (Sourate 58 ; 11)

Le Prophète insista particulièrement sur l’importance du savoir, dont la quête est prescrite comme devoir religieux pour tout croyant dans des formules restées célèbres :

«Cherchez la science, fût-ce même en Chine […]; la quête de la science est un devoir pour chaque musulman

«L’encre du savant est plus sacrée que le sang du martyr. »

«Qui abandonne son foyer pour se mettre en quête du savoir suit la voie de Dieu. »

«L’étude de la science a la valeur du jeûne, son enseignement, celle d’une prière. »

«Ô Dieu, je Te prie pour une science utile, un pain honnêtement gagné et un comportement qui Te soit agréable. »

«Les savants sont les héritiers des prophètes. »

«Le Jour du Jugement, trois catégories intercèdent auprès de Dieu en faveur des hommes : les prophètes d’abord, les savants ensuite et les martyrs enfin. »

Tous ces passages du Coran, les exhortations du Prophète et bien d’autres messages, furent compris des siècles durant comme l’invitation la plus légitime à rechercher le savoir, même en s’ouvrant aux cultures les plus diverses, à répandre l’enseignement et à propager la connaissance tant que le dogme n’est pas mis en cause, car toute science est censée servir la gloire de Dieu, de même que toute sagesse est censée émaner de Dieu et renvoyer à Lui.

Quand on sait que les spécialisations disciplinaires sont encore incertaines et la soif de connaissances est telle que les savants Musulmans pratiquent, au gré de leurs curiosités, la médecine et l'astronomie, l'alchimie et l'optique…

Quand on sait que ces Savants ne sont pas tous des Arabes de naissance, mais c'est dans la langue de la Religion qu'ils expriment leurs découvertes.

Alors on comprend parfaitement que les apports des Arabes à la civilisation se retrouvent dans les techniques, l'art, la philosophie... Il y a les inventions scientifiques et les thèses philosophiques mais à côté de ces aspects de génie d'autres apports ont été plus discrets.

Alors on comprend ainsi que cette culture Arabo-Musulmane fut animée d’un véritable esprit scientifique caractérisé par la recherche de l’objectivité, la remise en question a priori des théories et doctrines des Anciens, le recours systématique à l’analyse, à la synthèse et à l’expérimentation.

Pour George Sarton, Il suffit ici d'évoquer quelques glorieux nom sans équivalent contemporains en Occident : jabir ibn Haiyan, al-Kindi, al-Khwarizmi, al-Fargani, al-Razi, Thabit ibn Qurra, al-Battani, Hunain ibn Ishaq, al-Farabi, Ibrahim ibn Sinan, al-Masudi, al-Tabari, Abul Wafa, 'Ali ibn Abbas, Abul Qasim, Ibn al-Jazzar, al-Biruni, Ibn Sina, Ibn Yunus, al-Kashi, Ibn al-Haitham, 'Ali Ibn 'Isa al-Ghazali, al-zarqab, Omar Khayyam. Une magnifique liste de noms qu'il ne serait pas difficile d'étendre. Si quelqu'un vous dit que le Moyen Age a été scientifiquement stérile, citez lui seulement ces hommes, qui ont tous brillé dans une courte période, de 750 à 1100 après JC.

Introduction to the History of Science, George Sarton (trad. Wikiquote), éd. Williams & Wilkins, 1927, p. 27

Selon Émile Savage-Smith, l’hôpital fut « une des plus grandes réalisations de la société médiévale musulmane »

Les apports sont nombreux et favorisés par la construction d'hôpitaux (Bagdad, Le Caire, Damas, Samarkand…) contrôlés par un maître, la diffusion des principes d'hygiène (asepsie et isolation des contagieux à une époque où, en Europe, on pensait que la lèpre et la peste se transmettaient par le regard, sans compter que pour soigner quelques maladie, on avait recours à la magie et la sorcellerie.

Pour Philippe Senac, auteur du « Le monde musulman, des origines au XIe siècle, » explique que les Arabes ont contribué grandement à la valorisation de la science grecque. « Aristote, Platon, Hippocrate, Galien, Ptolémée, Dioscoride ou Euclide, furent introduits en terre d’Islam.

le philosophe anglais Francis Bacon auteur du livre « L’APPORT SCIENTIFIQUE ARABE À TRAVERS LES GRANDES FIGURES DE L’ÉPOQUE CLASSIQUE » disait « Ces trois [inventions] ont changé radicalement la face et l’état des choses, la première en littérature, la seconde dans l’art de la guerre, la troisième dans l’art de la navigation. »

Quant aux sciences et techniques chinoises, les Arabes en eurent connaissance pour la première fois après la bataille de Talas, en 751/133 H., quand des prisonniers chinois leurs révélèrent le secret de la fabrication du papier de lin et de chanvre. Les Chinois furent à l’origine de beaucoup d’idées et d’innovations techniques.

Alors on comprend que contrairement à une idée répandue, pour colporter des propos mensongers qui n'ont qu'une portée idéologique perverse, celle de nier la réalité, les savants Musulmansne ne se contentèrent pas de recueillir l’héritage grec et les traditions persanes et hindoues. Ils développèrent l’observation scientifique et confrontèrent les concepts grecs avec l’expérience », c’est toutefois à partir d’une vision souvent bien savante et plus réaliste, ce qui rendit possible de nouvelles perspectives et de nouveaux schémas expérimentaux.

L’Islam, en tant que foi et mode d’organisation sociale, constitue un système dynamique capable de s’ouvrir largement sur le futur et même de le créer pour le parfaire en cherchant à ajuster l’ordre du monde par la pratique de la sagesse.

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