L’Eglise et l’Ancien Testament

Publié le par Kader

Certains chrétiens n’hésitent à se démarquer de l’Ancien Testament et nous invitent à se référencier au Nouveau Testament  qui est selon eux  reste la Bonne Nouvelle pleine d’Amour.

Belle Philosophie, mais pourtant l’église a conservé dans son corpus d'Écritures saintes des textes de l’Ancien    Testament, qui présentent parfois un Dieu très différent de celui des évangiles…:  

Comment comprendre un Dieu qui frappe les ennemis à la mâchoire et qui brise les dents des méchants (Psaume 3, 8) ? Comment peut-on proclamer ce cantique biblique qui met ces mots dans la bouche de Dieu : « Je les ai foulés dans ma colère, je les ai piétinés dans ma fureur. Leur jus a giclé sur mes habits, taché tous mes vêtements. » (Isaïe 63, 1-5, AT 31) Dieu est-il « tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de fidélité » (Exode 34, 6) ou est-il un Dieu vengeur? : « C’est un Dieu jaloux et vengeur que Yahvé ! Il se venge, Yahvé, il est riche en colère ! Il se venge, Yahvé, de ses adversaires, il garde rancune à ses ennemis. » (Nahoum 1, 2, traduction de la Bible de Jérusalem)

Comment justifier le comportement des deux filles de Lot, neveu d’Abraham, le père des croyants, qui saoulent leur père pour obtenir de lui une descendance (Genèse 19, 30-38) ? Comment accepter que le roi David, choisi par Dieu, ordonne le meurtre d’Urie, le mari de Bethsabée (2 Samuel 11, 1-17) ? Pourquoi Dieu ne réagit-il pas à la ruse malhonnête de Jacob et de sa mère Rébecca qui a permis de détourner la bénédiction d’Isaac (Genèse 27, 1-29) ?

Cependant dans la liturgie catholique, les écrits de l'Ancien Testament sont nécessaires à la foi chrétienne. et donc le Dieu que Jésus révèle dans les évangiles n'est pas si éloigné du Dieu de l'Ancien Testament…

Selon S. Augustin le Nouveau Testament est caché dans l’Ancien, alors que l’Ancien est dévoilé dans le Nouveau !

Par ailleurs nous constatons que dans ses enseignements contre le Judaïsme, l'Église affirme qu'elles ne peuvent être respectées sans l'anéantissement du salut éternel. Donc elle dénonce comme étrangers à la foi du Christ tous ceux qui depuis ce temps-là observent la circoncision, le sabbat et les autres prescriptions légales, et affirme qu'ils ne peuvent pas du tout avoir part au salut éternel, sauf si un jour ils reviennent de ces erreurs.

Donc à tous ceux qui se glorifient du nom de chrétiens, elle prescrit de manière absolue qu'à n'importe quel moment soit avant soit après le baptême il faut renoncer à la circoncision, que l'on place en elle ou non son espoir, elle ne peut être respectée sans anéantissement du salut éternel. »  Ainsi même avec leurs écrits hébraïques, les juifs sont hors du Salut éternel !!!!!!!

Tandis que l'Église enseigne que tous ceux qui meurent non-catholiques sont perdus, elle enseigne aussi que personne ne doit être forcé d’accepter le Baptême, puisque la croyance est un acte libre de la volonté. L’Inquisition, avec ses conversions forcées, ses procès sommaires et ses bûchers, ouvre un grand  épisode assez sinistre de son histoire.

Cependant pour combattre l’Islam, l’église enseigne ce qui n’abaisse pas peu notre foi et engendre un grave scandale dans le cœur des fidèles. Puisque ces choses qui déplaisent à la majesté divine ne doivent plus être tolérées, avec l’approbation du saint concile, Nous défendons avec la plus grande rigueur qu’elles se produisent désormais à l’intérieur des territoires des chrétiens... Nous enjoignons... à tous et chacun des princes catholiques... d’éliminer totalement de leurs territoires et de veiller à ce que soit éliminée la honte que ce qui précède entraîne pour eux-mêmes et pour les autres fidèles...

Nous interdisons expressément que quiconque relevant de leur autorité s’aventure... d’invoquer ou à professer publiquement... le nom sacrilège de Mohammed...

Ceux qui oseront agir en sens contraire seront corrigés de telle manière... que les autres, terrorisés par leur exemple, seront éloignés de la même présomption.

On nous a toujours dit que l’Évangile, c’est l’incarnation du Verbe de Dieu. Le Verbe s’est fait chair. Il ne s’est pas fait symbole, ni pur esprit mais une chair brisée par la flagellation et les offenses.

Un symbole n’a jamais sauvé qui que ce soit.

Dans le première lettre de Jean, nous lisons : "Le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché" (1 Jn 1,7).

On donne en sacrifie un être vivant pour apaiser la colère de la divinité, une vision spirituelle, quasiment païenne, dans laquelle l'image d'un Dieu courroucé peut devenir terrible et refuser de pardonner les péchés.

Dans l'histoire de l'Eglise relate un Dieu Miséricordieux qui recommande de tuer son Fils pour établir une Religion ne semble pas Convenable très claire pour apporter une vérité et également  incapable pour montrer la Bonne Voie.

En effet, tous les récits mythiques   placent en premières lignes  un bouc émissaire destiné à apaiser la violence et la Colère d’un Dieu, "le christianisme raconte la même scène, mais du point de vue de la victime innocente",

Le christianisme est sans doute un colosse aux pieds d’argile, sa faiblesse venant de son peu de cohérence devant la raison humaine. C’est certainement par là qu’il faut passer pour corriger l’Evangile

Si donc le christianisme est religion de quelque chose, il ne peut être que la religion du Christ.

Et le Christ n’est pas un livre.

 

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