La Fausse thèse de plagiat de l'embryologie via Al Harith Ibn Kalada !

Publié le par Kader

La notion de l’autre religion est toujours hostile et a largement été propagée et les gens qui avaient l’habitude de se considérer comme prochains sont devenus ennemis. C'est comme cela que l'ego fonctionne; l'autre est toujours réduit au plus bas possible et comparé à l'autre, l'on se hausse plus haut.

C’est ainsi que certains milieux chrétiens font de la propagande contre l’Islam et présentent une attitude partiale envers les musulmans. Ils ont adopté un mode de pensée fanatique de peur si bien enregistrée sur des des sites avec des scribouillards avérés pour traquer et diaboliser non seulement l’Islam et les musulmans, mais aussi et surtout le Qur’ān ; Un vieux principe chrétien évangélique qui consiste à accuser l’accusateur même et surtout s’il a raison.

Bref être des vrais pro de la bluffe, de promotion de l’anti-islam avec un argument de bévues supposées scientifiques et à se croire un geyser de vérités.

que l’Islam qui recommande dans son enseignement élémentaire, aux musulmans d’avoir pour les chrétiens et les juifs fraternité et considération, Pour ma part, je crois en la fraternité universelle et unique, telle que révélée par les religions et je suis malheureux de voir tous ces barbus et religieux (de tous poils !) qui veulent absolument nous rendre esclave de leurs lois archaïques qui visent la division et l’apologie de la haine.

L'essentiel dans cet exercice d'écriture est de créer une source d'informations qui éclairent le lecteur sur les dangers et les combines que recèlent les sites maquillés. Ces derniers sont des caméléons qui prennent des apparences trompeuses Ils finissent toujours par se dévoiler. Leur arme est le mensonge. Et le mensonge se dissipe face à la vérité, comme l'ombre devant la lumière.

Que ceci ne reste que la synthèse hardie mettant en évidence le cri en regardant les maux et les épreuves sociétales, d’un enseignant de métier avec la volonté d’être un écrivain par vocation dans une époque où l’intellectuel par ses contributions porte l’épithète du rejet et de l’adversité.

Que n’-a-t’on pas entendu sur le sujet ?

Le Qur’ān était éparpillé et aurait été compilé bien après la mort du prophète. ?

Non, il y avait d’autres versions mais aurait été brûlées. Non, il aurait été dicté à Muhammad par un juif ?

Non par des Esséniens ?

A moins que ce soit des nazaréens ou des sabéens ?

Le Qur’ān serait ignoble et contraire à la bible à moins qu’il ne soit copié sur la bible car trop conforme.

Nous avons même des rigolos, avec un pseudo scientisme et un chouia de théorie des codes, qui seraient arrivés à prouver que le Qur’ān a été pondu par 80 scribes différents tous des Nestoriens

Ce n’est surtout pas un livre qu’ils nous disent. !

Allah n’a jamais donné de livre à Muhammad (SAWS) ?

Muhammad (SAWS) n’a jamais eu le Coran entre les mains. ?

Muhammad (SAWS) n’a même jamais vu le Coran de son vivant. Et personne n’étudiait de livre du vivant du prophète puisqu’on nous dit qu’il n’y avait pas encore de livre. Mais la Bible, nous dit-on existait en livre pour être copié par le Prophète Mohammed (SAWS) ?

L’aspect scientifique du Qur’ān sur le développement de l embryologie est étonnamment identique à celle établie par Claude Galien né en 131 après Jésus-Christ, réputé pour être le plus grand médecin après Hippocrate ?

Extraordinaire n’est ce pas !

je suis persuadé que la meilleure approche restera toujours la compréhension, et quand je parle de compréhension, je parle de "juste" compréhension, même sans preuves autres que ma révérence à mon Qur’ān pour aller aux devants d’une quête des sources fiables pour rencontrer l’évidence de l’aspect divin de cette écriture qu’est le Qur’ān.

Avec en rappel que l’illustre Mohamed al Ghazali de son vivant n’a jamais pu faire admettre à la jeunesse et aux dignitaires musulmans que l’intelligence humaine, la parole divine et la création du monde ne peuvent entrer en contradiction car elles sont présidées par le même Dieu Créateur.

S’il y a contradiction elle est soit dans notre perception, dans notre façon de raisonner ou dans l’art de la transmission des données du passé (naql) et qu’en aucun cas Allah ni Son Prophète ne sont responsables de nos défaillances et de nos incompétences

Le Qur’ān n’est nullement un livre scientifique et n’a pas la prétention de renfermer des théories scientifiques. Ceci étant dit il est malhonnête d’ignorer les descriptions fascinantes du Qur’ān de certains aspects naturels. Ceci est sans aucun doute une preuve que le Qur’ān est de source divine.

Donc je soutiens fortement que la sacralité du Qur’ān est plus importante que celle des Savants qui restent des hommes qui ont leurs limites. Ces limites n’effacent pas leur génie de l’époque. Chercher, compiler, vérifier !

En effet, c’est une chose que de démontrer que le Qur’ān répète les mêmes idées sur l’embryologie que ceux décrits à l'origine par les Grecs, mais comment pouvons-nous être sûrs que ces connaissances était bien connu des Arabes au temps de notre Prophète Mohammed (SAWS)

Il est généralement admis que Al Harith Ibn Kalada était un médecin arabe, recommandé auprès de la tribu des Banu Thaqif Il a étudié la médecine au Yémen et était médecin à Médine.

Selon la légende souvent répétée l'existence de l’‘académie de Gundishapur a été mise en doute par plusieurs historiens principaux.

Par exemple, David C. Lindbergh dans son livre The Beginnings of Western Science met en évidence le statut légendaire de l'école.

Les recherches récentes ont révélé une réalité nettement dramatique. Nous n'avons aucune preuve convaincante de l'existence d'une faculté de médecine ou d'un hôpital à Gundishapur, bien que, il semble avoir été une école théologique et peut-être une infirmerie ci-joint.

Sans doute Gundishapur a été le théâtre de sérieux effort intellectuel et une certaine quantité de pratique médicale Car il a fourni une chaîne des médecins de la Cour abbasside au début de Bagdad au VIIIe siècle, mais il est douteux qu'il devenait un jour un centre majeur de l'enseignement médical ou de l'activité de traduction.

L’histoire de Gundishapur n'est pas fiable dans ses détails, avant l’avènement de l’Islam.

Roy Porter, historien de la médecine, social déclenche la prétention si une école de médecine réellement existé là. Porter dans son livre l'histoire médicale de l'humanité a écrit :

«Gundishapur était certainement un lieu de rencontre pour l'arabe, grec, syriaque et intellectuels chrétiens, mais il n'y a aucune preuve que n'importe quel Académie médicale existait.

C’est seulement au début du neuvième siècle que la médecine arabo-musulmane prend forme.

Le lien entre Al Harith Ibn Kalada et la tradition grec est mis en doute par les historiens, Gerald Hawting explique qu'en raison de la tradition scientifique dans l'âge d'or, historiens et biographes du temps cherchent des liens aux institutions établies comme Gundishapur, d'associer l'Islam à la science de la journée.

Compte tenu de cela, dire que Al Harith Ibn Kalada avait tout lien formel avec de Galien et de vue d'Aristote sur le développement de l'embryon humain reste très peu concluante et donc adopter la thèse de plagiarisation via Al Harith Ibn Kalada ne porte pas beaucoup de poids.

Le D. Ch. Daremberd dans son livre OEUVRES MÉDICALES ET PHILOSOPHIQUES DE GALIEN, avait écrit :

Un long, fastidieux et stérile débat s'est engagé au XVIe siècle sur la question de savoir si Galien avait décrit des animaux ou des hommes; certains anatomistes ont essayé de prouver mais sans faire valoir d'arguments décisifs, qu'il n'avait jamais fait d'anatomie humaine; d'autres, plus jaloux de la gloire du médecin de Pergame, ont soutenu, envers et contre tous, qu'il avait disséqué des hommes, qu'il était infaillible, et que si ses descriptions ne concordaient pas avec celles des anatomistes modernes, c'est que la nature avait changé depuis lui !

Aberration d'esprit d'autant plus étrange, que Galien répète sans cesse qu'il décrit particulièrement le singe comme étant l'animal le plus voisin de l'homme ; son seul tort, c'est d'avoir presque toujours conclu du singe à l'homme.

Le texte grec n'a pas été encore retrouvé ; heureusement il en existe une version arabe signalée par Golius, mais à peu près oubliée depuis. Mon savant ami, M. le docteur Greenhill, l'a, pour ainsi dire, découverte de nouveau à Oxford ; j'ai pu avoir une copie du manuscrit, et j'en ai fait la traduction avec l'aide de M. G. Dugat, dont les travaux sont justement appréciés par les orientalistes

Dans sa conclusion, ce même Médecin et écrivain avait conclu

Mais une volonté arrêtée de tout expliquer, de faire concorder toutes les explications, de ne trouver jamais ni lui-même, ni la nature en défaut, une ignorance absolue de l'anatomie humaine, une connaissance imparfaite de l'anatomie comparée et de l'embryogénie, une prolixité quelquefois excessive, des subtilités, des paradoxes, tels sont les défauts qui empêchent trop souvent Galien de voir juste et d'exposer méthodiquement.

Ainsi nous pourrions conclure que Galien n’a jamais disséqué de cadavres humains, cela est largement prouvé aujourd’hui,

Appliquant le principe d’analogie, il étend à l’homme les découvertes faites sur l’animal. Aussi, nous devons abandonner nos connaissances médicales qui, plus d’une fois, ont failli nous jouer des tours, et nous pencher sur l’anatomie comparée animale.

Souvent Galien, qui a disséqué de nombreux animaux (singe, chien, chèvre, mouton, équidé, oiseaux.. et même éléphant..) ne précise pas dans quelle espèce il a trouvé telle structure, ce qui ne simplifie pas la question...

Il n’existe pas dans l’oeuvre de Galien de traité spécifique sur l’anatomie des organes génitaux mâles.

Galien cherche à prouver la formation première du foie; elle lui permet de s’opposer fermement à Aristote pour qui le coeur est formé d’abord et d’asseoir sa théorie beaucoup plus générale de l’organisation de l’être vivant.

Le coeur et les artères se forment ensuite Le cerveau est le dernier à se former et toutes les parties du visage ont été formées Le reste du corps se forme progressivement,

il énoncera des contrevérités qui ne seront rétablies qu'à la Renaissance (il se trompe sur les rôles respectifs du foie et du cœur, faisant du premier le centre de la circulation sanguine. Il croit à une communication inter ventriculaire dans le cœur, que l'utérus humain est bifide, au doublement des voies biliaires).

Tout ce qui a l’aspect de la chair est né du sang, mais tout ce qui est membraneux est fait à partir du sperme.

Telles sont les critères que Gallien retient à propos de ses observations sur l’Anatomie, Utilité des parties du corps.

Qui plus est, la tradition du texte grec de Galien, relativement récente, remonte rarement au delà du XIIe siècle. Il faut également signaler que les traductions latines, arabes ou hébraïques auxquelles ont donné lieu de très nombreux traités, ne se sont effectué à partir du 9° et 10° Siècle. Tout au long de sa transmission, le texte de Galien n'a cessé d'évoluer, d'être corrigé, commenté, annoté, traduit dans un souci d'exigence et d'exactitude toujours plus grand.

Galien a produit environ cinq cents textes sur la médecine, la philosophie et l'éthique, dont la plus grande partie fut détruite en l'an 192 lors de l'incendie du Temple de la Paix à proximité duquel ils étaient conservés. Quatre vingt trois ouvrages restent considérés comme authentiques, de nombreux autres sont d'origine douteuse. Ses ouvrages médicaux furent traduits au IXe siècle par des intellectuels arabes :

Hunayn ibn Ishaq al-ibadite (809 - 873) un médecin assyrien de Bagdad, de religion chrétienne nestorienne, connu par ses traductions d'ouvrages grecs, notamment médicaux, vers le syriaque, la langue de culture de sa communauté religieuse, et l'arabe, sa langue maternelle Il était surnommé le « maître des traducteurs ».

Ibn Abi Usaybi'a (1194 1270) Son ouvrage le plus important est un recueil de plus de 400 biographies de scientifiques aussi bien arabes que grecs ou indiens, Uyūn al-anbāʼabaqāt al-aibbā (Vies de médecins)

Je ne peux que rappeler que les travaux visant à introduire l’héritage grec dans la pensée chrétienne, furent condamnés par l’Eglise qui s’est accaparé du savoir, qu’elle confine dans les monastères en se gardant bien de le diffuser en déclarant :

A quoi bon puisque Dieu, Jésus et le Saint-Esprit sont à l’origine de tout, à commencer par notre propre existence ?

Nous attendons que les détracteurs (5ites/blogs neuneus qui ne fournissent généralement que des fumisteries de l'histoire avec trop souvent des sources fantaisistes) nous parle du stade d’Al Alaqa (Sangsue) et Mudgha, une parfaite ressemblance á tous les points avec l’embryon qu’on ne trouve ni dans l’œuvre d’Hippocrate, ni de Galien.

Tout le monde sait actuellement que les progrès de la génétique et de la biologie moléculaire ont scientifiquement validé l'exactitude de l'information donnée sur ce plan par le Coran. La science humaine n'a découvert les informations fournies par le Coran que seulement au 20° siècle.

Les progrès des disciplines de la génétique et de la biologie moléculaire ont tous sans exception validé scientifiquement l’exactitude des informations données dans le Coran a un point ou tout ceux qui ont étudié le parallèle entre le Coran et l’embryologie moderne ont absolument tous abouti à la conclusion évidente:

"Il est impossible que le Coran soit une parole humaine, dictée par un illettré de la Mecque il y a plus de 14 siècles"..

Le Coran a mentionné les étapes embryologiques ça fait plus que 1400 ans, alors qu'en 1677, Hamm et Leeuwenhoek furent les premiers scientifiques à observer des cellules de sperme humain à l'aide d'un microscope perfectionné.

Ils crurent erronément que la cellule de sperme contenait un être humain miniature préformé qui grandissait à partir du moment où il était déposé dans l'appareil génital femelle.

La concordance entre la description coranique et l'analyse scientifique du 20° siècle est encore à mettre une fois de plus à l'actif du Livre Sacré avec toutes ces découvertes scientifiques tellement précises dans le Coran.

Pour toute conclusion je citerai avec joie la citation de :

George Sarton, Il suffit ici d'évoquer quelques glorieux nom sans équivalent contemporains en Occident : jabir ibn Haiyan, al-Kindi, al-Khwarizmi, al-Fargani, al-Razi, Thabit ibn Qurra, al-Battani, Hunain ibn Ishaq, al-Farabi, Ibrahim ibn Sinan, al-Masudi, al-Tabari, Abul Wafa, 'Ali ibn Abbas, Abul Qasim, Ibn al-Jazzar, al-Biruni, Ibn Sina, Ibn Yunus, al-Kashi, Ibn al-Haitham, 'Ali Ibn 'Isa al-Ghazali, al-zarqab, Omar Khayyam.

Une magnifique liste de noms qu'il ne serait pas difficile d'étendre. Si quelqu'un vous dit que le Moyen Age a été scientifiquement stérile, citez lui seulement ces hommes, qui ont tous brillé dans une courte période, de 750 à 1100 après JC.

Introduction to the History of Science, George Sarton (trad. Wikiquote), éd. Williams & Wilkins, 1927, p. 27

 

PS Corpus Medicorum Graecorum: Galieni de Semine, section I1-10 pp. 92-95, 101 Cette source que j’ai tenté de la retrouver chez le Cheikh Google, n’apparaît malheureusement pas sauf bien sur les forums Anti religieux et les anti Islam. Pour un meilleur constat que chacun puisse vérifier la source citée

 

 

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