L’église catholique et ses scandales de pédophiles

Publié le par Kader

Si le Dr Alberto Rivera a dénoncé la véritable nature de l’église catholique romaine, c’est parce que ses questions et ses doutes concernant l’institution avaient commencé avec des évènements graves survenus lors de son enfance. Ces évènements l’avaient marqué profondément et il avait juré de rechercher pourquoi de tels évènements avaient pu se produire dans un lieu présenté comme « saint ».

Il a raconté dans son livre Les crimes du Vatican, ce qui lui était arrivé lors de son enfance alors qu’il suivait ses études dans un collège religieux.

Un soir, alors qu’il dormait, quelqu’un s’était glissé dans son lit et s’était mis à l’embrasser. Le futur Dr Rivera se débattit donc violemment et appela ensuite le recteur du collège, afin qu’il puisse constater ce qui s’était passé.

Le recteur présent, répondit alors à Alberto :

-« Tu devrais avoir honte Alberto ! A genoux et confesse tes péchés ! »

– Alberto fut choqué et répondit donc:

« Mais, mon père, c’est lui qui est venu dans mon lit. Je ne comprends pas ! »

-« A genoux ! Confesse le péché ! » Hurlait le recteur

-« Mais quel est mon péché ? » répondit l’enfant

-« Ton péché, Alberto, c’est qu’il t’a offert son amour, l’amour de dieu et tu l’as refusé ! »

Suite à cet événement, le prêtre pédophile ne fut jamais condamné. Ce qui est choquant lors de ces affaires sordides, c’est la manière dont ces hommes sont protégés, alors qu’ils ont été confirmés comme étant des pédophiles.

Aujourd’hui et selon Mediapart : 25 évêques, dont cinq sont toujours en poste, ont méthodiquement couvert pendant des années 32 auteurs d’abus sexuels, qui ont laissé derrière eux 339 victimes présumées.

Plusieurs dizaines de prêtres auteurs de violences sexuelles ont été méthodiquement couverts, en connaissance de cause, par 25 évêques, sans que la justice n’en soit jamais informée, selon les résultats d’une enquête d’un an menée par au cœur des affaires de pédophilie et d’abus sexuels dans l’Église catholique de France.

Les chiffres publiés attestent de la gravité du scandale: depuis les années 1960, 25 évêques, dont cinq sont toujours en exercice, auraient couvert les atrocités que 32 prêtres ont commises sur 339 victimes dans 17 diocèses de l'Hexagone, mais aussi au Canada, en Suisse et en Guinée-Conakry. Parmi les victimes recensées, 288 étaient âgées de moins de 15 ans au moment des faits et 165 seulement ont été entendues par la justice. Les agressions commises par la moitié des prêtres auraient eu lieu après les années 2000.

Ce que dénonce surtout Mediapart, c'est l'attitude des supérieurs de ces prêtres pédophiles ou agresseurs. Mediapart affirme que 28 des 32 prêtres accusés d'agressions sexuelles ont été exfiltrés par leurs supérieurs, soit dans un autre diocèse, à l'étranger, notamment en Afrique ou alors déplacés en France, lorsque les faits ont été commis dans un autre pays.

Aujourd'hui, la majorité d'entre eux a été inquiétée par la justice, ou en tout cas visés par des plaintes, parfois closes en raison de la prescription des faits, mais l'intervention de l'Eglise est très rare dans ces procédures

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