La Légende des 7 Dormants d’Éphèse

Publié le par Kader

La version chrétienne de l’Histoire intitulé La Légende des 7 Dormants d’Éphèse  (Gens de la Caverne), ne repose sur aucun écrit historique,
La légende des Sept dormants d’Éphèse fut une des moins populaires de toute l’histoire du christianisme antique et médiéval.
Le premier témoignage écrit de la légende semble être un texte original grec dispersé, selon SIMEON Métaphraste dans son Menologion (140 biographies de saints)  
En ce qui concerne la religiosité Ephèse, elle était la maison de la divination basée sur les rêves Aussi répandue également était la pratique du sommeil dans un temple dans le but de résoudre les  problèmes de santé ou autres. Ainsi certains chercheurs d'Éphèse ont mis en évidence le lien entre la légende des sept traverses et la tradition de la Dormition de la Vierge Marie à Ephèse.
On constate également que dans la tradition juive, l’existence d’une légende similaire  qui parle d'un Juif qui se répare de la pluie dans une grotte est resté endormi pendant 70 ans. Au réveil, il a vu les endroits modifiés avaient depuis été depuis détruit et reconstruit le temple.
Bien que le récit originel, écrit par Étienne d’Éphèse (évêque de 448 à 451), soit perdu, la légende des Sept dormants est connue par de très nombreux témoins textuels transmis sous des formes et dans des langues diverses. Vers l'an 500, Jacques de Saroug, évêque de Batnæ en Syrie, fait l'éloge des Dormants d'Éphèse, pour leur refus de brûler de l'encens devant les idoles, dans une de ces homélies qu'il a composées en syriaque. Devrons nous croire d’une homélie écrite par un évêque peut-elle représenter une source d’un fait historique, certainement pas !!!!!
Cette légende est rapportée beaucoup plus tard par  évêque de Tours Grégoire de Tours  dans son écrit De gloria martyr relatant des miracles du Christ, de la Vierge, des apôtres et des saints.
Jacques de Voragine archevêque de Gênes dans son ouvrage latin, la Légende dorée qui  est l'explication des offices célébrés durant l'année ecclésiastique. Les fêtes des saints revenant en plus grand nombre que les autres solennités dans l'Église.
Sur cet auteur, son coreligionnaire Melchior Cano l'a traité comme ses nombreux: ennemis. «L’homme, dit-il, qui a écrit la Légende, avait une bouche de fer, un coeur de plomb et un esprit certainement peu exact et dénué de prudence *. »
Melchior Cano a opposé ses qualificatifs à celui par lequel on avait appelé la Légende.
 Il est à noter que nous musulmans ne partageons pas chaque détail de ce récit, la présence de Decius est empereur romain de 249 à 251 est difficilement imaginable. Il est donc peu probable qu'il ait, en un si court règne, pu se rendre dans les cités orientales, grecques, de son vaste empire, chose que par ailleurs les ouvrages d'histoire ne relatent pas
En 250, Dèce promulgue un édit rendant le culte impérial, jusque là facultatif, obligatoire. Il exige, par ailleurs, que l'acte rituel soit accompli individuellement devant les autorités locales et attesté par un certificat individuel de sacrifice (libellum).
L'ampleur de cette persécution doit toutefois être relativisée. Bien que la seule sentence prévue pour les contrevenants soit la mort, il est attesté que la peine s'est souvent limitée à l'incarcération, à l'image d'Origène. En outre, plusieurs prélats, à l'image des évêques Denys d'Alexandrie et Cyprien de Carthage  échappent à l'obligation de sacrifier en se retirant sur leurs domaines à l'écart de la ville et ne sont pas inquiétés. D'autres sont libérés après avoir "témoigné de leur foi" devant le juge romain !
Les Juifs et les esclaves, ils étaient évidemment libres.
Les dignitaires du régime et les officiers de l’Empereur n’étaient sujets à cet édit ainsi que les Juifs et les esclaves
Dans les différentes provinces romaines l'édit n'a pas été appliqué avec les mêmes procédures d'exploitation étant donné les différents degrés de zèle des gouverneurs locaux et de l'importance numérique des communautés chrétiennes qui impliquaient une attitude conséquente des masses païennes vers les chrétiens. La persécution cesse dès 251 avec la mort de l'empereur,
C’est en prenant place dans la dix-huitième sourate du Coran, que cette légende a trouvé un écho tout particulier dès le VIIe siècle.

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