discours polémique sur l’Islam du Pape Benoît XVI

Publié le par Kader

 

Aujourd’hui dans le cadre d’un dialogue civilisationnel, je voudrai te parler d’un

dans lequel il lui est reproché d’avoir, implicitement, lié la religion musulmane à la violence.

Le Vatican s’est mis dans la logique irrationnelle, émotive et dangereuse des Américains et a donné du grain à moudre aux provocateurs qui agissent au nom de l’Islam et que les tristement célèbres Ben Laden et daech personnifient.

l y a une dizaine d'années, le Pape Benoît XVI aurait cité au cours d'une conférence consacrée à la thématique du rapport fructueux entre foi et raison, tenue dans la ville de Ratisbonne en Allemagne, un certain empereur byzantin du nom de Manuel II Paléologue (1350-1425).
S'adressant à un Persan de la haute hiérarchie intellectuelle, Manuel II Paléologue lui affirme entre autres choses ce qui suit
"Montre-moi donc ce que Muhamad a apporté de nouveau, et tu trouveras seulement des choses mauvaises et inhumaines comme son mandat de défendre par l'épée la foi qu'il prêchait".
Le représentant de l'église catholique qui reprend ce propos assez controversé à l'encontre du prophète de l'Islam au moment où il fait une petite digression sur les méfaits de "la violence" ne savait peut-être pas qu'il allait, lui-même, rapidement mettre le feu aux poudres !
Cher ami, on constate que les Frictions, conflits, confrontations, provocations, attaques frontales et polémiques mal-intentionnées ont souvent évacué tout débat bénéfique qui ait pu surgir entre cet Occident judéo-chrétien et l'Islam. En outre, on voit sans peine que jamais le rôle des religions dans la vie sociale des nations ne fut autant questionné qu'en ces dernières décennies. Cela trouve une explication dans le fait que celles-ci aient de tout temps servi d'alibi aux politiques pour esquiver de parler des vrais problèmes sociaux ou économiques dont leurs pays souffrent
Sans doute le désarroi spirituel de ces sphères religieuses, avec comme toile de fond, une crise générale des valeurs justifie-t-il aussi bien les distorsions, les falsifications, les dévoiements, les surenchères, les excès que l'acharnement mis par certains à vouloir se convaincre et convaincre les autres du primat de leur croyance sur celle des autres. Autrement dit, se donner toutes les raisons du monde pour effacer, sinon éliminer "symboliquement" les autres de l'arène civilisationnelle du dialogue. On dirait, un ring pour pugilat ou une course pour un trophée olympique !
En conclusion, je tiens surtout à préciser que le Pontife de l’Eglise a tout bonnement oublié que citer que Manuel Paléologue (1350-1425), prince de la dernière dynastie régnante de Constantinople n'est pas encore l'empereur Manuel II (1391-1425) quand il se rend à Ancyre en 1390-1391, mais il est déjà vassal du sultan turc, et c’est grâce pratiquement à la puissance de l’Empire Ottoman que cet empereur avait retrouvé son trône.
Les communautés chrétienne et musulmane se font une tout autre idée de la fonction papale. Il faut donc accepter les regrets du Saint-Siège et pardonner au Pape Benoît XVI son errement.




 





 

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