Ces Immigrés sont la France !

Publié le par Kader

L’immigration est un phénomène mondial qui dure depuis longtemps et notamment en Europe berceau de nombreux flux migratoires. La France par exemple est un pays formé d’immigrés même au fin fond des campagnes de l’Alsace, de la Bretagne ou encore les contrées le plus froides des Alpes. Ce phénomène s’est accentué en Europe depuis les 2 guerres mondiales ?
L'immigration est l'action d'immigrer, de séjourner de manière durable ou définitive dans un pays étranger. Pour être comptabilisé comme immigré, il faut être né à l'étranger, sans avoir la nationalité française, et résider en France. Un individu continue à appartenir à la population immigrée même s'il devient français par acquisition. C'est le pays de naissance, et non la nationalité à la naissance, qui définit l'origine géographique d'un immigré.
L'immigration est aussi le phénomène d'entrée dans un pays d'accueil d'individus ou d'une population d'individus non autochtones, en général pour y trouver un emploi ou avec l'intention de s'y établir dans la perspective d'une meilleure qualité de vie.
Le phénomène de l’immigration a donc formé des pays et l’Histoire s’écrit avec l’immigration. C’est un phénomène qui touche tous les pays depuis toujours, un phénomène historique et de société. L’immigration est un fait de société important puisque la déclaration des droits de l’homme y fait référence sur certains points notamment son article 13 qui stipule :
1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.
2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays
L’immigration enfin est un phénomène qui, à part certains pays, peut constituer de nouvelles identités. Ainsi par exemple, des quartiers d’immigrés se forment dans des pays et y développent leur culture.
On remarque que les flux migratoires des Européens à travers l’Europe étaient beaucoup plus importants avant 1989 ce qui s’explique notamment par les grandes vagues migratoires d’après guerre. Les pays les plus convoités par les Européens en Europe étaient la France et l’Allemagne.
La France était le pôle d’immigration le plus attractif. Portugais et Italiens essentiellement mais aussi des Espagnols venaient s’installer en France.

 

L’immigré apparaît différent, comme «étranger» au regard des hommes et des femmes du pays qui l’accueille. Il va lui falloir apprendre à évoluer dans un milieu qu’il découvre et renoncer pour une part conséquente à ses repères antérieurs.
Tout ceci nécessite du temps, mais aussi que le pays d’accueil ait la volonté politique et humaine de faciliter cette insertion sans laquelle il ne peut y avoir d’intégration réussie. De tous temps, «l’étranger» a occupé une place dans l’imaginaire populaire. Par ses manières d’être, par ses comportements, sa culture, ses repères qui éprouvent une énorme difficulté à apprendre à vivre dans le respect des normes collectives de la société française.
Tout refus d’accommodement est désormais assimilé à une discrimination et fait naître des tensions. La laïcité ne constitue, en aucun cas, une quelconque discrimination. Le refus de la respecter est de plus en plus mal vécu par les Français,
La crise économique rend leur intégration plus difficile, mais surtout le thème de l'immigration est largement utilisé par l'extrême droite et la droite comme bouc émissaire car, dans les faits, cette main d'œuvre reste nécessaire à l'économie.
L'immigration a beaucoup évolué dans sa composition pendant un siècle: d'abord d'origine européenne, elle a été après largement alimentée par les (ex) colonies, puis est aujourd'hui mondialisée. Dans ce cadre légal (et dans le cadre d'une immigration illégale), une nouvelle immigration arrive d'Afrique noire, Moyen Orient et d'Asie (Vietnam, Chine...).
Cependant, elle répond toujours aux mêmes mobiles : pour les immigrants, trouver des opportunités économiques de vivre mieux que dans leur pays d'origine, pour la France trouver une main d'œuvre peu chère dans les secteurs délaissés. Et quelle que soit la période considérée, l'immigration a toujours engendré des réactions xénophobes entretenues par les courants d'extrême droite.
Constat historique
L’objectif est de montrer que l’immigration a toujours suscité des tensions et que certains éléments de l’histoire se répètent comme alibis, justifications idéologiques des faux problèmes du temps présent qui, amènent ainsi, à percevoir l’immigration comme un problème.
Les crises économiques s’accompagnent systématiquement d’un mouvement de haine exacerbé à l’égard des travailleurs immigrés et les rengaines coutumières ressurgissent ;
Les immigrés ne pourront jamais s’intégrer !
Langues, habitudes alimentaires, mœurs, religion, après la deuxième guerre mondiale, on reproche déjà aux Babi (Surnom des Italiens) leur vêtement en drap grossier, leur alimentation à base de riz, de ravioli ou de macaroni.
Dans le Nord, on affirmait que les Polonais ne pourraient jamais s’intégrer. Ce ne sont pas des catholiques comme nous, chuchote-t-on
Ils ne pourront jamais s’intégrer, n’est pas un constat mais un préjugé
Les étrangers sont des dangers pour la Santé Publique !
En plus de prendre la place des Français, les étrangers sont accusés de constituer un danger pour la santé publique comme le souligne une études des Médecins ‘ Il est de toute évidence que l’état de santé d’un étranger constitue vraisemblablement un danger pour la santé ou la sécurité publique, par la transmissibilité de la maladie dont l’étranger est atteint ou porteur, par ailleurs les étrangers contribuent pour une part non négligeable à entretenir et à profiter de l'aide médicale de l'État (AME) qui assure une protection médicale, ainsi que de la couverture médicale universelle essentiellement aux étrangers en situation irrégulière.
La déontologie médicale est universelle : elle s'applique aussi pour les étrangers malades». Pétition de médecins pour la continuité des soins des étrangers malades, lancée le 3 juin 2008
Immigration ou invasion !
Les étrangers étant accusés d’occuper des emplois eu détriment des Français, le racisme est cette fois dirigé contre les arabes, il y a trop d’arabes en France disent ils ?
Par la peur de l’Islam, on affiche à l’égard des musulmans le même mépris qu’on allongeait il y a trente ans avec les Italiens, les Polonais, les Espagnols ou les Portugais. Etc..
Les Immigrés sont des assistés, des privilégiés !
Les rumeurs selon lesquelles les étrangers occupent des emplois préférentiels, bénéficient indûment des aides sociales, surchargent les établissements scolaires et coûtent cher à la collectivité en indemnités de chômage et en frais d’hospitalisation. Les immigrés ne sont nullement favorisés.
Les immigrés sont des délinquants !
Actuellement on entend encore ces phrases, ils passent avant tout le monde, ils remplissent les hôpitaux, ce sont des délinquants.
Ils ne pourront jamais s’intégrer, n’est pas un constat mais un préjugé.
Ils n’ont pas d’identité !
Il n’est pas facile d’afficher son identité lorsqu’elle est vécue comme une honte, un reproche permanent.
Les instigateurs d'opinion se désolent que les Français « aient du mal à se concevoir comme issus d'une immigration » (Benjamin Stora).
On veux dire qu'il n'existe pas en France de pur «autochtone», autrement dit de Français « de souche » tel que tous ses aïeuls gaulois auraient vécu sur ce territoire.
La France est un pays d’immigration qui s’ignore », écrivait la sociologue Dominique Schnapper en 1996.
En période de crise, la haine sourde devient exacerbée. L’immigré est montré du doigt et la valse des refrains xénophobes bât son plein. Et pourtant toutes ces générations d’immigrés ont non seulement enrichi le capital financier de la France, compensé les faiblesses de la croissance démographique, participé activement à la construction d’usines et d’infrastructure, enrichi la culture, mais ils sont morts aussi dans les guerres 
Ce jour-là, le 1er décembre 1944, 1 600 tirailleurs sénégalais sont rassemblés au camp de Thiaroye Dakar. De retour d’Europe, ils avaient participé, en première ligne, à la guerre avant d’être fait prisonniers par les nazis, ils réclamaient naturellement le paiement de leur solde de captivité. Mais la revendication tourne vite au drame. Ils sont massacrés à coup de mitraillettes par les forces coloniales, qui choisissent de résoudre la question en ouvrant le feu sur les 1 600 soldats rassemblés dans le camp de Thiaroye Bilan officiel 37 Morts pour ne pas dire beaucoup plus. Le nombre de morts restera peut-être une zone d’ombre mais il faut se rappeler que les autorités militaires et coloniales ont sciemment diminué le nombre
En Algérie, les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata sont des répressions sanglantes de manifestations nationalistes qui sont survenues en mai 1945 dans le département de Constantine, en Algérie française et ils ont fait plus de 45 000 Morts. La répression colo¬nia¬liste venait d’y faire ses premiers accrocs face à une population farouchement déterminée à se promouvoir aux nobles idéaux de paix et d’indépendance.
Faim, famine, chômage et misère semblaient résumer la condition sociale de la population musulmane algérienne colonisée par la France, population surtout agricole souvent déplacée car les colons s’étaient saisis des meilleures terres, et de plus dans une période de guerre, de sécheresse et de récoltes décimées par les acarides.  
Le 8 mai 1945 fut un mardi pas comme les autres en Algérie. Les gens massacrés ne l’étaient pas pour diversité d’avis, mais à cause d’un idéal. La liberté.
Le communiqué du Gouvernement Français avait traités les Manifestations de sources de troubles et d’aspiration Nazisme Hitlérienne. Le mensonge n’a pas de limite.
Ainsi on ne sait plus très bien qui est mort ;
« Pour la France ou Par la France »
Conclusion :
Le regard que porte cette société sur les étrangers (immigrés qui ont acquis la nationalité française, et leurs descendants) est particulièrement choquant.
Mais cette société ne sait pas, elle écoute seulement les inepties racontées par des politiques malveillants qui ne veulent s’attirer que des voix. Cette xénophobie, récurrente en temps de crise, va souvent de pair avec l’antisémitisme et se nourrit de racisme et d’islamophobie. La crise a changé le visage de l’immigration. La génération des enfants devenus français émerge au début des années 1980. Stigmatisés pour leurs origines, on les dénonce comme une nouvelle «classe dangereuse» au lendemain des violences urbaines qui secouent de temps en temps les banlieues.
Ces «Français d’Origine……» doivent désormais faire face aux nouvelles stratégies agressives de la politique (en matière d’intégration théorisé) à l’égard de la population d’origine musulmane. De manière déterminée, celles-ci visent à stigmatiser davantage certaines communautés, à instrumentaliser la sécurité, et ce au plus grand mépris des principes des droits humains fondamentaux. Par devoir de mémoire collective, ces immigrés n'ont pas seulement construit ou reconstruit la France, ils sont la France dans toute sa diversité et sa richesse, sans oublier que la France est le résultat de ces cultures venues d'ailleurs pour écrire son l'Histoire, surtout en ces périodes où la légitimité même des immigrations semble être l’objet d’un débat polémique.
La volonté de réduire l’horreur et la condamnation que provoque cette animosité, le désir de s’innocenter, la tendance à donner un fondement moral et de jeter l’opprobre sur l’étranger, tous ces facteurs conduisent à rejeter la faute du ressentiment sur les victimes. Le raciste est conscient de sa cruauté, mais il en place le blâme sur sa victime, que ce soit un individu ou un groupe ethnique ou religieux
La Haine de l’autre est donc également en profondeur l’expression à la fois d’un déséquilibre entre la défense de la laïcité et le respect de la liberté de religion.
Il s’avère donc la nécessité de créer les conditions propices à la rencontre, au dialogue et à la collaboration afin de favoriser le vivre ensemble, l’harmonie sociale, la paix, le respect des droits de l’homme et le développement, et de combattre toutes les formes de racisme, de xénophobie et de discrimination à l’égard de toutes les religions et traditions spirituelles;
Ainsi que l’exigence de faire preuve de vigilance pour maintenir l’équilibre entre la défense de la laïcité et le respect de la liberté de religion. Les dirigeants devraient veiller à garantir et protéger les lieux de culte et de culture de toutes les religions tout particulièrement et à favoriser l’expression libre des convictions religieuses et spirituelles. 
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