Aucune abrogation dans le Saint Coran !

Publié le par Kader

L’un des points les plus controversés après le mythe appelé « consensus des savants » c’est le principe ou plutôt la doctrine de l’abrogeant abrogé dans le Saint Coran.
Cette doctrine a été tardivement adoptée par les docteurs du Fiqh pour concilier l’apparente contradiction de certains versets coraniques, Il est important de signaler, qu’il n’existe aucune sentence prophétique authentique qui instaure ou même suggère l’abrogation dans le coran.
Dans ce qui suit on va essayer d’aborder cette épineuse question sans prétendre une de développer un analyse complète qui nécessiterait un volume entier.
Les conséquences du principe de l’abrogeant abrogé sont très graves en islam , d’une part il s’attaque à la nature divine du Saint Coran, qui selon cette vision, Dieu revient sur ses commandements.
Parler l’abrogeant abrogé du Coran est non seulement grotesque mais aussi une chose totalement indéfinisable, Ces théses soutenues par des détracteurs de l’Islam semblent simplistes et purement scolaires, basses de gamme, ces auteurs s’attaquent de manière indue et avec un acharnement suspect à l’Islam
D’autre part cette doctrine justifié la violence (un seul verset dit du sabre aurait abrogé tous les 124 versets de paix) et l’intolérance envers les non musulmans, la lapidation etc ……..
Il faut revenir à la définition de l’abrogation:
La sémantique Le terme arabe «Naskh»: est polysémique qui veut dire tantôt transcrire une copie à partir d’une originale (écrire et confirmer) tantôt effacer et remplacer.
C’est à dire qu’il peut prendre plusieurs significations dont l’écriture, l’enregistrement et non pas uniquement l’abrogation dans le sens de remplacement ou l’effacement.
Sur la plan étymologique chez les premiers musulmans le «Naskh»: signifier:
La spécification d’une prescription générale.
La confirmation d’une prescription spécifique antérieure.
Mais les savants du III ème siècle de l’hégire ont compris le «Naskh» dans le sens propre de l’abrogation c’est à dire de l’annulation ou de la disparition pure et simple de certains versets coraniques.
Si en prend le vrai sens du «Naskh» c’est à dire le sens de confirmation, les versets concernant l’interdiction du vin ne sont nullement abrogés mais confirmés par l’ordre final de s’écarter de la boisson (Coran 5/90) ,
Ce verset généralise uniquement la prescription à tous les moments de la journée et de la nuit (horaires de prière comprises à plus forte raison),
Il n’annule pas les versets antérieurs, il reste pertinemment vrai que le vin a des avantages et inconvenants mais ces derniers l’emportent (pas d’abrogation du tout et les versets ne sont pas contradictoires)
Par ailleurs un point important il faut différencier entre le licite et illicite «Halal et le Harem» qui relèvent strictement que de Dieu et uniquement de Dieu, ainsi que l’ordonnancement et l’interdiction qui relèvent de Dieu et des Prophètes (SAWS)
Dieu nous ordonne d’éviter le vin (coran 5-90) compte tenu de ces nombreux inconvenants (coran 2-219), mais il ne l’a pas cité dans la liste des choses illicites (coran 6-145) et (5-3 ) et (16-115) qui est exactement la même liste d’illicites dans les trois versets des trois sourates différentes
Cependant il faut toujours replacer les versets dans leur contexte textuel en lisant avant et près, surtout les versets qui commencent par: et ils te demandent sur…; Dis leurs: ….

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